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Samedi, 16 Janvier 2010 10:21 |
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Anniversaire
Jésus est né dans une étable. Noël en est la fête. Et cette fête du Seigneur est pour nous le grand rendez-vous le plus stable de l’année. Car c’est résolument un Anniversaire. Divin et messianique, mais un anniversaire, avec la loi de son genre : une date stable, inoxydable, le 25 décembre. Pourtant, rien n’évoque la stabilité apparemment dans la crèche de Noël. Dans notre église, tout d’abord, comme dans nos foyers, la Crèche est cette œuvre d’art éphémère (Que l’on se souvienne toutefois que la Crèche ne se défait guère qu’au soir de la Chandeleur, le 2 février) dont les minutieuses ingéniosités sont rarement sujettes à de la stabilité. Ensuite, quand on pense à la vraie et sacrée Crèche, celle de la grotte de Bethléem, c’est bien dans la grande précarité que naquit le Seigneur Jésus : Venu parmi les siens, il est reçu dans l’instable séjour de ses parents, pour une nuit, au terme d’un périlleux voyage de 120 km. Je dis bien pour une nuit, car ce serait faire injure à saint Joseph de penser qu’il en resta là : Non dès le jour, il trouva mieux, sans doute chez un cousin, honneur oblige !
Le sens de la famille
outefois, si l’on dépasse l’apparence du cliché, force est de constater que c’est une œuvre de grande stabilité qui fit naître le Fils de Dieu dans la grotte de Bethléem. Ce voyage qui amena Marie et Joseph dans ce village, c’est l’effet de l’empereur Auguste et de son recensement. Mais si Auguste obligea les plus grands époux de l’Histoire à un voyage si épuisant pour la mère de Dieu, ce fut en raison du respect politique des Romains pour l’attachement tenace des Juifs, comme de tous les Orientaux, à leur lieu d’origine. Si les familles se subdivisaient en plusieurs maisons, on gardait alors obstinément le souvenir de son origine. C’est donc sous l’effet de cette grande stabilité que Jésus naquit ainsi.
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Dimanche, 06 Décembre 2009 14:39 |
 Jamais. L’Histoire ne passe jamais deux fois le même plat. Cette expression a quelque chose de profondément chrétien. Si l’on entend par elle que le Dieu infini au mystère inépuisable, notre Dieu, le vrai Dieu, ne se répète jamais dans sa Création, on est dans le vrai : « Voici que je fais toutes choses nouvelles » (Apoc. 21, 5). De là l’unicité de chacun de nous comme de chaque ange. Et aussi l’unicité de chaque tranche de vie, dans la petite comme dans la grande Histoire. Voyons-y avec foi et un sens chrétien de l’Histoire et une invitation divine à vivre intensément les temps qui nous sont donnés. Si l’Histoire ne repassera pas le plat, il faut l’attraper. En ce sens et pas en un autre, il faut croquer la vie à pleines dents. Pour ceux qui préfèrent une sentence plus grave, qu’ils craignent donc Jésus qui passe et ne repasse pas : les vierges folles de l’Evangile en savent quelque chose. Une époque formidableEh bien, j’ose dire que nous vivons une époque formidable : l’Institut du Bon Pasteur aux statuts bel et bien approuvés par Rome, le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI pour la messe grégorienne, et Saint-Éloi paroisse personnelle de Bordeaux (toujours pour la messe grégorienne) sont là et bien là et me permettent de le répéter : Nous vivons une époque formidable. Et tout cela vous l’avez à portée de mains, du moins vous chers lecteurs du Bordelais (je n’oublie pas les autres que je remercie de nous suivre avec attention : s’ils sont encore mal servis, les bons plats passeront aussi chez eux). Mais ces plats disponibles ont été trop attendus pour ne pas les honorer de notre présence fervente et de notre action de grâce. Mettre une fois la main dans le plat ne suffit pas : cela, Judas a su le faire. Le Bon Dieu nous demande plus.
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Vendredi, 16 Octobre 2009 13:27 |
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Il revient à ce numéro du Mascaret de fixer dans l’écrit la passation de pouvoir réalisée cet été. Jusqu’au 15 août dernier, Monsieur l’abbé Philippe Laguérie, modérateur général de l’Institut du Bon Pasteur et curé de Saint-Eloi avait donc deux casquettes sur sa tête.
Cela n’était pas fortuit : C’est l’histoire de Saint-Eloi et de l’Institut du Bon Pasteur qui l’avait voulu ainsi. Et retenons bien de cette période fondatrice que c’est de Saint-Eloi qu’est né l’Institut, et non l’inverse : Rappelons-nous ce que disait le décret de fondation de l’IBP du 8 septembre 2006 :
« Récemment, dans l’archidiocèse de Bordeaux, est apparu un groupe de quelques prêtres sous le patronage du Bon-Pasteur ». Ces prêtres étaient MM. les abbés Philippe Laguérie, Christophe Héry et Henri Forestier 1 Ainsi Saint-Eloi est devenu maison-mère de l’Institut. Souvent une maison-mère n’est que la tutrice des autres maisons. Chez nous, Saint-Eloi est telle car elle a vraiment enfanté son Institut. C’est pourquoi Saint-Eloi reste maison-mère de l’Institut du Bon Pasteur, titre qui, vous l’avez compris, ne peut lui être ôté. Bien que, j’y viens enfin, M. l’abbé Laguérie, ait bel et bien posé une de ses deux casquettes sur ma tête. Heureusement, cette casquette, c’est celle de curé de Saint-Eloi.
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Mercredi, 05 Août 2009 10:50 |
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Le retour annuel de cette fête liturgique unique (29 juin), qui clôture généralement les années universitaires des séminaristes par les ordinations, nous ramène au cœur de notre foi, bâtie sur le témoignage des apôtres et singulièrement de ces deux-là. Car rien n'est moins fortuit que cette incidence !
Le Fondateur de l’Eglise est Notre Seigneur Jésus-Christ et non pas les apôtres, comme le grinçait le très modeste Voltaire : « ils en a fallu douze pour la fonder, il en suffira d'un seul pour l’abattre ». Mais quand le Seigneur remonte auprès de son Père, on ne peut sûrement pas parler d’Eglise : elle est encore au futur. La plupart des éléments matériels sont là ( Logia irréformable du Christ, embryon de hiérarchie, pouvoirs sacramentels etc.) mais la forme y manque radicalement et, sans la Pentecôte, irrémédiablement. C'est l’irruption violente et gigantesque du Saint-Esprit (replevit orbem terrarum...) qui démarre l’Eglise comme le corps, vivant cette fois, du Seigneur. Là, c'est parti, et les portes de l'enfer pourront grincer dangereusement mais sans jamais prévaloir. Jésus a fondé son Eglise, pour sûr, mais par procuration. C'est Lui qui déclenche le Saint-Esprit, l'arrache, pour ainsi dire, du sein du Père, où tous deux reposent depuis toujours, et féconde en un instant cette carcasse, moribonde avant que d'avoir vécu, des germes qu' Il a planté avec tant de mal.
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Samedi, 06 Juin 2009 09:02 |
 Au terme de cette année scolaire chargée de tant de grâces et de labeurs, il est temps de dresser les bilans et de fixer les orientations, comme les moyens, de notre apostolat. Les décisions à venir concernant l'Institut du Bon-Pasteur touchent de si près notre belle paroisse qu'il semble impossible de les démêler séparément. Nécessairement le Mascaret, simple bulletin paroissial à présent, se doit de faire état de décisions supérieures qui affectent la vie de Saint-Eloi.
Deux impératifs se dressent devant nous, à court terme.
Tout d'abord, la création d'un secrétariat central, dans tous les sens du terme, de l'Institut du Bon-Pasteur qui ne saurait donc se situer qu'à Paris. Je me dois à mes confrères, sans exception, et même si Saint-Eloi est et demeure la maison mère de l'Institut, le quotidien de mes devoirs exige mon retour, après 11 années de ministère exclusivement girondin, en la capitale. Je m'en suis ouvert au Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux, qui m'a parfaitement reçu et compris, dans sa sollicitude habituelle à notre égard. Il est convenu avec lui que je reste curé en titre de Saint-Eloi pour une année, même si je dois être très souvent (habituellement) à Paris.
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