Pèlerinage à Rome du 24 au 30 avril 2010 Imprimer
Mardi, 26 Janvier 2010 10:28

latran-01Au commencement de notre visite Romaine, se trouve un monument exceptionnel dont le titre n’est autre que « omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput » : Mère et Tête de toutes les églises de la Ville et du monde. D’abord dédiée au seul Sauveur, la Basilique porte le titre de deux Jean : saint Jean-Baptiste et saint Jean l’apôtre qui ont annoncé les mystères du Salut.
 A plus d’un titre, elle marque le triomphe du Christianisme sur le paganisme. Etant en outre la cathédrale de Rome, c’est dans cette église que le Pape siège en tant qu’évêque.

Un peu d’histoire

La Basilique doit son nom  à la famille des Laterani qui possédait sur ces terres une somptueuse propriété. Plus tard, Fausta, l’épouse de l’empereur Constantin, y habita et c’est grâce à elle que le lieu devint le premier grand sanctuaire officiel du Christianisme : elle prêta en effet sa demeure au Pape Melchiade pour qu’il y convoqua le concile de Rome en 313, date à laquelle le Christianisme ne fut plus interdit (Edit de Constantin). Quelques mois plus tard, le Pape Sylvestre 1er y établit sa résidence, comme tous ses successeurs jusqu’à la papauté d’Avignon (14ème siècle). La basilique fut construite sous Constantin et consacrée par Sylvestre 1er en 324.
Mais l’église connut de nombreux tourments. Ainsi fut-elle saccagée par les Barbares lors de la Chute de Rome, dévastée par un tremblement de terre au 9ème siècle et ravagée par un incendie au 14ème siècle. Si son apparence actuelle nous vient des 17ème et 18ème siècles, plus de vingt papes l’embellirent du 5ème au 19ème siècle !
Tout au long de l’histoire de l’Eglise, de grands conciles s’y déroulèrent : le premier concile du Latran (1123) par exemple mit fin à la Querelle des Investitures ; en 1179, Alexandre II y lança la croisade contre l’hérésie cathare ; le concile de 1215 (Latran IV) détermina la communion et la confession pascales ; et en 1512 Latran V réaffirma la primauté du siège de Rome.
Et tout dernièrement, la basilique connut un évènement hors du commun puisque le 23 février 2008, l’Institut du Bon Pasteur y organisa une messe d’ordinations diaconales, permettant ainsi aux fidèles d’assister dans la cathédrale du Pape à une messe selon la forme extraordinaire,  ce qui fut sans précédent depuis le nouvel Ordo Missæ de 1969. Y furent ordonnés diacre ce jour là, les abbés Berche, Carusi, Baumann, Śniadoch.

latran-02Visite du monument

Lorsque nous nous présentons devant la façade, dessinée dans les années 1730 par Galilei, l’un des derniers grands architectes de la Rome baroque, nous sommes impressionnés par ses dimensions ; de fait, seule la Basilique Saint-Pierre de Rome la dépasse en taille. Six gigantesques piliers partent du sol et rejoignent la balustrade ornée de quinze statues mesurant sept mètres de haut. Au milieu, se trouve celle du Christ Sauveur, entourée des deux saints Jean et de docteurs de l’Eglise.
La porte centrale en bronze, qui a dû être ajustée aux dimensions de l’ouverture, provient de la curie sénatoriale du Forum. La porte latérale droite, quant à elle, est une « porte sainte », aussi n’est-elle ouverte que pour les années jubilaires.
La nef : En entrant dans la basilique, rendons-nous directement dans la nef centrale. Elle fut commandée au XVIIème siècle par Innocent X à Borromini qui rénova tout l’intérieur. Bordée de statues colossales du Bernin représentant les 12 apôtres, son sol est un pavement vieux du XIIIème siècle, dans le style cosmatesque. Borromini voulait changer le plafond du XVIème siècle en bois doré, où sont sculptées les armes de trois Papes (Pie IV, S. Pie V et Pie VI), mais Innocent X exigea de le conserver : d’où un contraste peu harmonieux entre les colonnes, les niches et ce plafond auquel elles s’adaptent mal.
Autel et baldaquin : A la croisée des transepts se trouve l’autel papal dans le style gothique, surmonté d’un baldaquin du XIVème siècle repeint à la Renaissance, dans lequel on peut apercevoir deux bustes reliquaires contenant les crânes de saint Pierre et de saint Paul. Le maître-autel, autrefois réservé au Pape, enveloppe une table de bois sur laquelle saint Pierre aurait célébré la Messe.
Transept : Le transept, de par la richesse de ses fresques et de ses dorures, détonne par rapport à la nef principale. Au fond du transept Nord, dans un reliquaire en forme de tableau, se trouve la table autour de laquelle, selon la tradition,  le Christ et les apôtres se seraient retrouvés le Jeudi-Saint pour la Cène. Il est soutenu par quatre colonnes antiques de bronze doré dominant l’autel du Saint-Sacrement : à Rome, elles constituent une espèce unique en leur genre, et proviendraient du temple de Jupiter.
L’abside : Elle fut reculée par Léon XIII qui voulait obtenir un chœur beaucoup plus grand et impressionne grâce à son imposante mosaïque qui est une copie du XIXème, très fidèle à son original du 4ème. Sous le visage du Christ, la croix gemmée comme le reliquaire de Constantin à Jérusalem, ruisselle des eaux du baptême. Le flot se divise ensuite en quatre fleuves qui irriguent la terre, comme les quatre évangiles portent la bonne nouvelle jusqu’aux confins du monde. Au fond de l’abside se trouve le trône pontifical utilisé seulement par le Pape.
Une expérience amusante : Avant de quitter la basilique par le transept sud, nous pouvons réaliser une petite expérience acoustique, permise grâce à l’architecture particulière des nefs extérieures : placez-vous face à un pilier et positionnez l’un de vos amis face à un pilier opposé de la même croisée. Vous tournant le dos mutuellement, parlez dans le creux central du pilier : vos propos seront parfaitement entendus par l’ami comme si vous lui chuchotiez à l’oreille.

Allons-y !

Cet article, qui tranche avec les précédents, n’a d’autre but que de répondre à certains d’entre vous qui ont demandé l’organisation d’un pèlerinage paroissial dans la Ville Eternelle. Vous en rêviez, nous le faisons !
Ainsi, nous avons décidé de vous organiser un pèlerinage qui se déroulera du samedi 24 avril au jeudi 29 avril 2010 soit 6 nuits durant les vacances de printemps afin de permettre la participation d’un grand nombre.
Si vous êtes intéressé par ce pèlerinage, faites le savoir à l’un des prêtres de la paroisse dès que possible afin d’entamer les démarches. Il s’agit d’un pèlerinage de paroisse, c’est à dire que nous sommes tous concernés : soit nous y participons et nous porterons la prière de la paroisse, soit nous aidons à la participation en aidant quelqu’un à y participer.
Le prix approximatif serait d’environ 500€ par personne transport+hôtel selon les commodités. Une réunion d’information aura lieu à l’église le 5 janvier 2010 à 20h30.
Inscrivez vous dès que possible soit pour venir soit pour aider...

Abbé Hugues Beaugrand